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Médecine Générale
TABLE RONDE
A L SUITE DE CIRCONSTANCES IMPREVUES , LA TABLE RONDE PREVUE POUR LE VENDREDI 27 JANVIER EST REPORTEE A UNE DATE ULTERIEURE.
Entretien - par amgpa le 19/01/2012 @ 12:17
« Restaurer la confiance des patients »
Réduction de la participation des ménages aux frais de soins, amélioration spectaculaire des urgences, respect de l’action syndicale, régionalisation de la santé, révision du code du médicament et de la pharmacie…Le nouveau ministre de la Santé, El Hossein El Ouardi, promet des mesures fortes pour l’amélioration du secteur. Entretien.

Parmi les priorités du nouveau ministre: la lutte contre la corruption
dans le secteur et la mise en place d’un système de santé « régionalisé ».
Vous avez pendant de longues années critiqué la gestion de la Santé et dénoncé ses dysfonctionnements. Aujourd’hui, vous tenez les rênes de ce secteur. Quelles sont les actions prioritaires que vous mettriez en œuvre pour améliorer la situation ?
Tout est prioritaire dans la santé. Mais il devra faire la priorité des priorités. A mon avis, il faut d’abord revoir le système lui-même car sa réactivité est jugée par l’Organisation mondiale de la santé de très faible. Je m’explique. En cas d’épidémie, la réaction du Maroc pour y faire face est très très lente. Et cela est dû à trois raisons. La première raison est liée à la complexité du système de la santé hérité du protectorat. Aucun changement n’a été opéré depuis cette période pour l’adopter aux spécificités marocaines. De nombreux intervenants agissent sans coordination ni concertation. Le deuxième problème a trait au financement qui est faible et fragmenté. On note plusieurs couvertures médicales AMO, Ramed, Inaya, couverture pour les étudiants…je pense qu’il faut unifier les systèmes de couverture de santé avec la création d’une seule caisse. Concernant le Ramed, nous sommes en train de travailler sur ce chantier pour une généralisation rapide. Comme vous savez, ce régime a trois composantes à savoir l’éligibilité, l’immatriculation et l’offre de soins. Le ministère de l’Intérieur se charge du premier volet, l’ANAM du deuxième et le ministère de la Santé du troisième à savoir l’offre de soins. Nous voulons que le patient ayant une carte RAMED bénéficie gratuitement des soins de santé. L’expérience pilote à Tadla -Azilal a révélé certains dysfonctionnements. Simple exemple : 40% des patients ayant des cartes RAMED ont dû payer pour accéder aux soins dans l’hôpital de la région. Le troisième problème est l’absence d’une politique agressive et cohérente de la santé. Certes, beaucoup de choses ont été faites notamment la réduction de la mortalité maternelle et la mise en place de la carte sanitaire mais des insuffisances persistent avec des indicateurs alarmants. Quelques exemples : 20% de la population la plus riche consomment 56% des soins alors que 20% de la population la plus pauvre ne bénéficient que de 3% des soins de santé. C’est une inégalité sociale choquante. Pis encore. 31% de la population rurale est loin de 10 km d’un centre de santé. Autre exemple éloquent : le manque criant des professionnels de santé. Le Maroc compte 5,4 médecins pour 10 000 habitants alors que la moyenne en Tunisie est de 13 médecins pour 10 000 habitants. En Europe, c’est 30 médecins pour 10 000 habitants. L’écart est grand.
Le troisième problème est l’absence d’une politique agressive et cohérente de la santé. Certes, beaucoup de choses ont été faites, notamment la réduction de la mortalité maternelle et la mise en place de la carte sanitaire, mais des insuffisances persistent avec des indicateurs alarmants.
Que comptez-vous faire alors pour rétablir ce déséquilibre ?
Nous allons engagé plusieurs actions. A commencer par capitaliser les acquis et faire aboutir les chantiers entamés par mes prédécesseurs. La première action à mener est de restaurer la confiance des patients-citoyens envers notre système de santé en facilitant l’accès à l’information, la propreté et par la moralisation du secteur. A ce sujet, nous allons poursuivre le partenariat avec l’Instance centrale de prévention de la corruption. Il faut également mettre à la disposition du patient les médicaments nécessaires. Le budget consacré à l’achat du médicament a été multiplié par 4, cependant, il ne profite pas aux patients. La raison est simple. Elle est due à une mauvaise gestion. La deuxième action à engager est la régionalisation du système de santé. Il faut donner plus de prérogatives à la direction régionale qui doit participer à la planification des actions à mener au niveau régional, à la gestion de ses ressources humaines, à la gestion financière et matérielle. Actuellement, toutes les décisions sont prises au niveau central.
A quoi servent donc les directions régionales ?

Le nouveau ministre de la Santé, El Hossein El Ouardi, a du pain sur la planche.
Pour une gestion efficiente et pour réussir la décentralisation, la direction régionale doit jouir de plus de pouvoirs, de responsabilité et d’autonomie locale. La troisième action à mener est la réduction de la participation des ménages au financement de santé. Actuellement, les ménages participent à hauteur de 58%. Ce n’est pas normal. Le quatrième point qui me tient à cœur concerne les urgences puisque je suis médecin- urgentiste. Aucun pays ne peut prétendre résoudre le problème des urgences et moi je ne suis pas un homme prétentieux. Mais, je promets une amélioration spectaculaire notamment en médecine préhospitalière. 63% des décès en cas d’accident surviennent sur le lieu du drame ou pendant le transport vers l’hôpital. Ce sont des morts évitables. c’est aberrant qu’un pays comme le Maroc ne dispose pas de SAMU. Nous allons créer des SAMU dans deux ou trois villes avant de les généraliser dans toutes les villes du pays. Une plate-forme préparée par mes prédécesseurs existe déjà. Mon équipe et moi allons poursuivre le travail entamé en le concrétisant sur le terrain selon notre vision.
La santé mentale a été toujours le parent pauvre de notre système de santé. Quelle place lui accordez – vous dans votre plan d’action pour les cinq prochaines années ?
Nous allons engager une véritable politique en santé mentale. La situation est dramatique et appelée à changer. Le Maroc compte à peine 2500 psychiatres et une dizaine de psychologues.
La cherté du médicament a suscité une vive polémique ces dernières années. Peut-on s’attendre à une baisse significative du prix du médicament ?
La procédure de fixation du prix du médicament sera revue en concertation avec les industriels pharmaceutiques et les syndicats. Le but étant d’aboutir à un accord gagnant-gagnant. Je les contacterai moi-même très prochainement pour fixer un rendez-vous et en discuter. Par ailleurs, le code du médicament et de la pharmacie doit également être revu car il contient plusieurs aberrations.
La première action à mener est de restaurer la confiance des patients-citoyens envers notre système de santé en facilitant l’accès à l’information, la propreté et par la moralisation du secteur.
Ces dernières années ont été ponctuées par une série de mouvements de grève dans le secteur de la santé. Quelles mesures prendriez-vous pour calmer les tensions ?
Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que l’action syndicale soit respectée. Le personnel de la santé a tout à fait raison de faire grève. Il souffre. Je comprends ses doléances. Je vais appeler moi-même les syndicats pour trouver un terrain d’entente. Le problème actuel est le manque de confiance du personnel envers le ministère. Il faut rétablir cette confiance. L’une des actions urgentes à concrétiser dans l’immédiat est la valorisation du personnel de la santé. Aucune stratégie ne peut réussir sans l’adhésion de l’élément humain. Il faut associer le personnel de santé dans toutes les décisions. Il faut également développer cette fibre sociale. Nous allons tout mettre en œuvre pour que la Fondation Hassan II des œuvres sociales, créée au profit du personnel de la Santé publique, soit opérationnelle dans les plus brefs délais. La formation continue est l’une des mesures à développer pour valoriser le personnel de Santé. Elles doivent profiter non seulement aux médecins mais également aux infirmiers.
La procédure de fixation du prix du médicament sera revue en concertation avec les industriels pharmaceutiques et les syndicats. Le but étant d’aboutir à un accord gagnant-gagnant.
Que prévoyez-vous pour le secteur privé ?
Il est temps de développer un partenariat public/privé. Le ministère de la Santé n’est pas un ministère de la Santé publique. Il est également ministère de la Santé privée. Nous allons travailler dans la complémentarité.
Yasmina Baddou a été tout au long de son mandat critiquée sur le fait de nommer des istiqlaliens dans son cabinet et à la tête des grandes directions. Peut-on s’attendre à une révision des effectifs ?
Certes, il y aura quelques nouvelles nominations mais je ne procéderai à aucun licenciement. Cependant, le système de nomination sera revu. Je ne tolère pas le fait que la décision de nomination soit détenue uniquement par le ministre.
Nous allons instaurer un système d’appel d’offres pour le recrutement. En somme, toutes les actions et les mesures que je souhaite mettre en place seront discutées avec tous les partenaires lors d’un colloque national de la santé pour faire aboutir celles qui bénéficient de l’unanimité.◆
Les excuses du PPS
« Je présente mes excuses aux femmes de ce pays dont je ne doute pas de leurs compétences. La présence d’une seule femme au sein du gouvernement est à mon avis une régression et un retour en arrière ». Les propos sont du Pr. El Hossein El Ouardi, membre du bureau politique du Parti du progrès et du socialisme (PPS), qui a tenu lors de cet entretien à exprimer son mécontentement vis- à -vis de la réduction du nombre des femmes au gouvernement. « Il est vrai ce qui est fait est fait mais cette question préoccupe notre parti et je crois de même que tous les membres du gouvernement ».
Khadija Skalli de la revue marocaine LE SOIR.
« Restaurer la confiance des patients »
Réduction de la participation des ménages aux frais de soins, amélioration spectaculaire des urgences, respect de l’action syndicale, régionalisation de la santé, révision du code du médicament et de la pharmacie…Le nouveau ministre de la Santé, El Hossein El Ouardi, promet des mesures fortes pour l’amélioration du secteur. Entretien.

Parmi les priorités du nouveau ministre: la lutte contre la corruption
dans le secteur et la mise en place d’un système de santé « régionalisé ».
Vous avez pendant de longues années critiqué la gestion de la Santé et dénoncé ses dysfonctionnements. Aujourd’hui, vous tenez les rênes de ce secteur. Quelles sont les actions prioritaires que vous mettriez en œuvre pour améliorer la situation ?
Tout est prioritaire dans la santé. Mais il devra faire la priorité des priorités. A mon avis, il faut d’abord revoir le système lui-même car sa réactivité est jugée par l’Organisation mondiale de la santé de très faible. Je m’explique. En cas d’épidémie, la réaction du Maroc pour y faire face est très très lente. Et cela est dû à trois raisons. La première raison est liée à la complexité du système de la santé hérité du protectorat. Aucun changement n’a été opéré depuis cette période pour l’adopter aux spécificités marocaines. De nombreux intervenants agissent sans coordination ni concertation. Le deuxième problème a trait au financement qui est faible et fragmenté. On note plusieurs couvertures médicales AMO, Ramed, Inaya, couverture pour les étudiants…je pense qu’il faut unifier les systèmes de couverture de santé avec la création d’une seule caisse. Concernant le Ramed, nous sommes en train de travailler sur ce chantier pour une généralisation rapide. Comme vous savez, ce régime a trois composantes à savoir l’éligibilité, l’immatriculation et l’offre de soins. Le ministère de l’Intérieur se charge du premier volet, l’ANAM du deuxième et le ministère de la Santé du troisième à savoir l’offre de soins. Nous voulons que le patient ayant une carte RAMED bénéficie gratuitement des soins de santé. L’expérience pilote à Tadla -Azilal a révélé certains dysfonctionnements. Simple exemple : 40% des patients ayant des cartes RAMED ont dû payer pour accéder aux soins dans l’hôpital de la région. Le troisième problème est l’absence d’une politique agressive et cohérente de la santé. Certes, beaucoup de choses ont été faites notamment la réduction de la mortalité maternelle et la mise en place de la carte sanitaire mais des insuffisances persistent avec des indicateurs alarmants. Quelques exemples : 20% de la population la plus riche consomment 56% des soins alors que 20% de la population la plus pauvre ne bénéficient que de 3% des soins de santé. C’est une inégalité sociale choquante. Pis encore. 31% de la population rurale est loin de 10 km d’un centre de santé. Autre exemple éloquent : le manque criant des professionnels de santé. Le Maroc compte 5,4 médecins pour 10 000 habitants alors que la moyenne en Tunisie est de 13 médecins pour 10 000 habitants. En Europe, c’est 30 médecins pour 10 000 habitants. L’écart est grand.
Le troisième problème est l’absence d’une politique agressive et cohérente de la santé. Certes, beaucoup de choses ont été faites, notamment la réduction de la mortalité maternelle et la mise en place de la carte sanitaire, mais des insuffisances persistent avec des indicateurs alarmants.
Que comptez-vous faire alors pour rétablir ce déséquilibre ?
Nous allons engagé plusieurs actions. A commencer par capitaliser les acquis et faire aboutir les chantiers entamés par mes prédécesseurs. La première action à mener est de restaurer la confiance des patients-citoyens envers notre système de santé en facilitant l’accès à l’information, la propreté et par la moralisation du secteur. A ce sujet, nous allons poursuivre le partenariat avec l’Instance centrale de prévention de la corruption. Il faut également mettre à la disposition du patient les médicaments nécessaires. Le budget consacré à l’achat du médicament a été multiplié par 4, cependant, il ne profite pas aux patients. La raison est simple. Elle est due à une mauvaise gestion. La deuxième action à engager est la régionalisation du système de santé. Il faut donner plus de prérogatives à la direction régionale qui doit participer à la planification des actions à mener au niveau régional, à la gestion de ses ressources humaines, à la gestion financière et matérielle. Actuellement, toutes les décisions sont prises au niveau central.
A quoi servent donc les directions régionales ?

Le nouveau ministre de la Santé, El Hossein El Ouardi, a du pain sur la planche.
Pour une gestion efficiente et pour réussir la décentralisation, la direction régionale doit jouir de plus de pouvoirs, de responsabilité et d’autonomie locale. La troisième action à mener est la réduction de la participation des ménages au financement de santé. Actuellement, les ménages participent à hauteur de 58%. Ce n’est pas normal. Le quatrième point qui me tient à cœur concerne les urgences puisque je suis médecin- urgentiste. Aucun pays ne peut prétendre résoudre le problème des urgences et moi je ne suis pas un homme prétentieux. Mais, je promets une amélioration spectaculaire notamment en médecine préhospitalière. 63% des décès en cas d’accident surviennent sur le lieu du drame ou pendant le transport vers l’hôpital. Ce sont des morts évitables. c’est aberrant qu’un pays comme le Maroc ne dispose pas de SAMU. Nous allons créer des SAMU dans deux ou trois villes avant de les généraliser dans toutes les villes du pays. Une plate-forme préparée par mes prédécesseurs existe déjà. Mon équipe et moi allons poursuivre le travail entamé en le concrétisant sur le terrain selon notre vision.
La santé mentale a été toujours le parent pauvre de notre système de santé. Quelle place lui accordez – vous dans votre plan d’action pour les cinq prochaines années ?
Nous allons engager une véritable politique en santé mentale. La situation est dramatique et appelée à changer. Le Maroc compte à peine 2500 psychiatres et une dizaine de psychologues.
La cherté du médicament a suscité une vive polémique ces dernières années. Peut-on s’attendre à une baisse significative du prix du médicament ?
La procédure de fixation du prix du médicament sera revue en concertation avec les industriels pharmaceutiques et les syndicats. Le but étant d’aboutir à un accord gagnant-gagnant. Je les contacterai moi-même très prochainement pour fixer un rendez-vous et en discuter. Par ailleurs, le code du médicament et de la pharmacie doit également être revu car il contient plusieurs aberrations.
La première action à mener est de restaurer la confiance des patients-citoyens envers notre système de santé en facilitant l’accès à l’information, la propreté et par la moralisation du secteur.
Ces dernières années ont été ponctuées par une série de mouvements de grève dans le secteur de la santé. Quelles mesures prendriez-vous pour calmer les tensions ?
Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que l’action syndicale soit respectée. Le personnel de la santé a tout à fait raison de faire grève. Il souffre. Je comprends ses doléances. Je vais appeler moi-même les syndicats pour trouver un terrain d’entente. Le problème actuel est le manque de confiance du personnel envers le ministère. Il faut rétablir cette confiance. L’une des actions urgentes à concrétiser dans l’immédiat est la valorisation du personnel de la santé. Aucune stratégie ne peut réussir sans l’adhésion de l’élément humain. Il faut associer le personnel de santé dans toutes les décisions. Il faut également développer cette fibre sociale. Nous allons tout mettre en œuvre pour que la Fondation Hassan II des œuvres sociales, créée au profit du personnel de la Santé publique, soit opérationnelle dans les plus brefs délais. La formation continue est l’une des mesures à développer pour valoriser le personnel de Santé. Elles doivent profiter non seulement aux médecins mais également aux infirmiers.
La procédure de fixation du prix du médicament sera revue en concertation avec les industriels pharmaceutiques et les syndicats. Le but étant d’aboutir à un accord gagnant-gagnant.
Que prévoyez-vous pour le secteur privé ?
Il est temps de développer un partenariat public/privé. Le ministère de la Santé n’est pas un ministère de la Santé publique. Il est également ministère de la Santé privée. Nous allons travailler dans la complémentarité.
Yasmina Baddou a été tout au long de son mandat critiquée sur le fait de nommer des istiqlaliens dans son cabinet et à la tête des grandes directions. Peut-on s’attendre à une révision des effectifs ?
Certes, il y aura quelques nouvelles nominations mais je ne procéderai à aucun licenciement. Cependant, le système de nomination sera revu. Je ne tolère pas le fait que la décision de nomination soit détenue uniquement par le ministre.
Nous allons instaurer un système d’appel d’offres pour le recrutement. En somme, toutes les actions et les mesures que je souhaite mettre en place seront discutées avec tous les partenaires lors d’un colloque national de la santé pour faire aboutir celles qui bénéficient de l’unanimité.◆
Les excuses du PPS
« Je présente mes excuses aux femmes de ce pays dont je ne doute pas de leurs compétences. La présence d’une seule femme au sein du gouvernement est à mon avis une régression et un retour en arrière ». Les propos sont du Pr. El Hossein El Ouardi, membre du bureau politique du Parti du progrès et du socialisme (PPS), qui a tenu lors de cet entretien à exprimer son mécontentement vis- à -vis de la réduction du nombre des femmes au gouvernement. « Il est vrai ce qui est fait est fait mais cette question préoccupe notre parti et je crois de même que tous les membres du gouvernement ».
Khadija Skalli de la revue marocaine LE SOIR.

MG en France - par amgpa le 11/01/2012 @ 12:14
La situation actuelle de l'exercice médical libéral en France est alarmante , et je cite ci après un récit de deux situations qui reflétEnt bien ce constat., et je vous laisse savourer l'amertume de cette triste histoire :
Leur appréhension de la médecine générale est si opposée qu’on pourrait penser qu’un siècle les sépare. Elle est remplaçante en ville, il a été médecin de campagne en Ardèche. Ils ont tous les deux publié l’an dernier un livre pour raconter leur expérience.
La première a 31 ans, est médecin généraliste remplaçante et préfère garder l’anonymat. Elle est connue par son pseudo, Jaddo, et son blog qu’elle tient depuis 2007 où elle raconte régulièrement son quotidien sur un ton décalé. "Des histoires brutes et non romancées", voilà comment elle définit ses textes, rassemblés dans un livre* sorti en octobre dernier.
Le second, au contraire, tient à ce que son nom apparaisse. Il s’appelle Robert Escande, il est aujourd’hui âgé de 48 ans et a exercé comme médecin de campagne en Ardèche pendant 20 ans, dans un endroit très isolé, à 50 km du premier hôpital. Aujourd’hui, il est en invalidité après avoir subi un infarctus en août 2009. "Un infarctus dû au stress", précise-t-il. Un stress lié aux pressions des caisses d’assurance maladie, apprend-on dans son ouvrage**, qui se veut être un roman mais qui ressemble de très près à une autobiographie.
Ainsi, il n’hésite pas à fustiger un "Etat qui n’a fait que massacrer la médecine". "Moi j’avais le plus gros cabinet d’Ardèche parce que j’étais tout seul dans le coin, j’étais submergé par le boulot. Alors on m’a épinglé parce que je faisais dix fois plus de visites que mes confrères dans le département. J’étais devenu l’ennemi public numéro 1, l’homme à abattre. Mais à quoi ça leur a servi de me tuer ?"
Le Dr Escande était ce qu’on appelle un médecin "à l’ancienne". Il faisait à la fois les points, les plâtres et les accouchements. Il intervenait avec les pompiers sur des accidents de la route et les secours à la personne. Comme c’était souvent le cas avant, il vivait juste au-dessus de son cabinet et les patients venaient sonner à sa porte à tout moment. Il faisait même l’avance de soins et il était "pro-pharmacien" avec l’aide de sa femme. Bref, un exercice de la médecine générale telle qu’on ne l’imagine plus.
Son regard est plus que pessimiste sur l’avenir de la profession, il ne voit pas "de solution politique". Son cabinet - sa patientèle et son matériel - a été mis en vente pour un euro symbolique, mais il n’a pas trouvé de repreneur. En revanche, la mairie a fait construire en face de chez lui une maison de santé, ce qui a le don de le mettre en rogne.
"Moi j’aimais mon métier, j’adorais la médecine, c’était ma passion et on m’a poussé dehors. Ça m’écœure. Et mes confrères me disent que c’est toujours pareil aujourd’hui, qu’ils subissent une pression dingue. On est le carré de la dernière garde et on se fait tirer dessus. On veut tous nous faire dévisser pour faire installer à la place des maisons médicales. On nous dit que c’est l’avenir de la médecine. Mais ce n’est pas en cassant les toubibs qu’on aura moins de malades, c’est une hérésie."
Pour Jaddo, les jours ne s’annoncent pas si sombres. En tout cas, elle ne se sent pas les épaules assez larges pour évaluer une profession qu’elle aussi adore. "Je n’ai aucun recul. Je vis mon boulot au jour le jour, en regardant mes pieds et mon nombril. Je laisse le recul à ceux qui savent en avoir et je les écoute."
Alors bien sûr, des critiques, il y en a dans son livre et sur son blog : la paperasserie qui n’en finit plus, les aberrations administratives, la multiplication des actes sans coordination, le manque d’humanisme de certains professionnels, la masse d’informations reçues… Mais elles sont noyées dans les morceaux de vie qu’elle choisit de raconter par bribes, dans le désordre, sans langue de bois, de façon spontanée et avec toujours beaucoup d’humour.
"J’avais vu des trucs sidérants, hallucinants à l’hôpital, des trucs que j’étais la seule à voir, qui paraissaient normaux au reste du monde." Il y a les profs pas toujours faciles à suivre en fac de médecine, puis les confrères à l’hôpital dont il faut réussir à déchiffrer les ordres, et enfin, il y a les patients, dont il est souvent question forcément. "Je me moque beaucoup de moi, des médecins et puis aussi de certains patients, c’est vrai, mais c’est toujours avec beaucoup de tendresse."
Aucun combat ni de croisade donc derrière ses anecdotes du quotidien, mais en creusant un peu, Jaddo finit par dévoiler ce qui la gêne vraiment dans son métier. Pour elle, ce qui pose réellement problème, ce n’est pas la pression des caisses, mais plutôt le trop plein d’informations reçues de toutes parts et la difficulté pour elle et ses confrères de faire le tri entre le vrai et le faux. Pour commencer, la jeune femme a donc décidé de ne plus recevoir de visiteurs médicaux.
"Au début je n’osais pas dire non, raconte-t-elle dans un passage de son livre. (…) Et puis un jour, j’ai pris assez d’assurance pour oser dire non. (…) C’était complètement inhabituel dans un milieu où c’est tellement banal. J’étais devenue : "l’interne qui ne reçoit pas les labos". Elle tente aussi de s’informer autrement et notamment sur Internet où elle a rejoint une communauté de "gens comme elle". "C’est une sorte de noyau dur de gens qui partagent mon avis. Ça me rassure. Et j’ai l’impression qu’il y a une sorte de nouvelle génération de médecins beaucoup plus sensibilisés à cette question de la transparence de l’info."
Deux pratiques de la médecine générale, deux batailles menées de front, et un même amour du métier.
source : egora.fr
La situation actuelle de l'exercice médical libéral en France est alarmante , et je cite ci après un récit de deux situations qui reflétEnt bien ce constat., et je vous laisse savourer l'amertume de cette triste histoire :
Leur appréhension de la médecine générale est si opposée qu’on pourrait penser qu’un siècle les sépare. Elle est remplaçante en ville, il a été médecin de campagne en Ardèche. Ils ont tous les deux publié l’an dernier un livre pour raconter leur expérience.
La première a 31 ans, est médecin généraliste remplaçante et préfère garder l’anonymat. Elle est connue par son pseudo, Jaddo, et son blog qu’elle tient depuis 2007 où elle raconte régulièrement son quotidien sur un ton décalé. "Des histoires brutes et non romancées", voilà comment elle définit ses textes, rassemblés dans un livre* sorti en octobre dernier.
Le second, au contraire, tient à ce que son nom apparaisse. Il s’appelle Robert Escande, il est aujourd’hui âgé de 48 ans et a exercé comme médecin de campagne en Ardèche pendant 20 ans, dans un endroit très isolé, à 50 km du premier hôpital. Aujourd’hui, il est en invalidité après avoir subi un infarctus en août 2009. "Un infarctus dû au stress", précise-t-il. Un stress lié aux pressions des caisses d’assurance maladie, apprend-on dans son ouvrage**, qui se veut être un roman mais qui ressemble de très près à une autobiographie.
Ainsi, il n’hésite pas à fustiger un "Etat qui n’a fait que massacrer la médecine". "Moi j’avais le plus gros cabinet d’Ardèche parce que j’étais tout seul dans le coin, j’étais submergé par le boulot. Alors on m’a épinglé parce que je faisais dix fois plus de visites que mes confrères dans le département. J’étais devenu l’ennemi public numéro 1, l’homme à abattre. Mais à quoi ça leur a servi de me tuer ?"
Le Dr Escande était ce qu’on appelle un médecin "à l’ancienne". Il faisait à la fois les points, les plâtres et les accouchements. Il intervenait avec les pompiers sur des accidents de la route et les secours à la personne. Comme c’était souvent le cas avant, il vivait juste au-dessus de son cabinet et les patients venaient sonner à sa porte à tout moment. Il faisait même l’avance de soins et il était "pro-pharmacien" avec l’aide de sa femme. Bref, un exercice de la médecine générale telle qu’on ne l’imagine plus.
Son regard est plus que pessimiste sur l’avenir de la profession, il ne voit pas "de solution politique". Son cabinet - sa patientèle et son matériel - a été mis en vente pour un euro symbolique, mais il n’a pas trouvé de repreneur. En revanche, la mairie a fait construire en face de chez lui une maison de santé, ce qui a le don de le mettre en rogne.
"Moi j’aimais mon métier, j’adorais la médecine, c’était ma passion et on m’a poussé dehors. Ça m’écœure. Et mes confrères me disent que c’est toujours pareil aujourd’hui, qu’ils subissent une pression dingue. On est le carré de la dernière garde et on se fait tirer dessus. On veut tous nous faire dévisser pour faire installer à la place des maisons médicales. On nous dit que c’est l’avenir de la médecine. Mais ce n’est pas en cassant les toubibs qu’on aura moins de malades, c’est une hérésie."
Pour Jaddo, les jours ne s’annoncent pas si sombres. En tout cas, elle ne se sent pas les épaules assez larges pour évaluer une profession qu’elle aussi adore. "Je n’ai aucun recul. Je vis mon boulot au jour le jour, en regardant mes pieds et mon nombril. Je laisse le recul à ceux qui savent en avoir et je les écoute."
Alors bien sûr, des critiques, il y en a dans son livre et sur son blog : la paperasserie qui n’en finit plus, les aberrations administratives, la multiplication des actes sans coordination, le manque d’humanisme de certains professionnels, la masse d’informations reçues… Mais elles sont noyées dans les morceaux de vie qu’elle choisit de raconter par bribes, dans le désordre, sans langue de bois, de façon spontanée et avec toujours beaucoup d’humour.
"J’avais vu des trucs sidérants, hallucinants à l’hôpital, des trucs que j’étais la seule à voir, qui paraissaient normaux au reste du monde." Il y a les profs pas toujours faciles à suivre en fac de médecine, puis les confrères à l’hôpital dont il faut réussir à déchiffrer les ordres, et enfin, il y a les patients, dont il est souvent question forcément. "Je me moque beaucoup de moi, des médecins et puis aussi de certains patients, c’est vrai, mais c’est toujours avec beaucoup de tendresse."
Aucun combat ni de croisade donc derrière ses anecdotes du quotidien, mais en creusant un peu, Jaddo finit par dévoiler ce qui la gêne vraiment dans son métier. Pour elle, ce qui pose réellement problème, ce n’est pas la pression des caisses, mais plutôt le trop plein d’informations reçues de toutes parts et la difficulté pour elle et ses confrères de faire le tri entre le vrai et le faux. Pour commencer, la jeune femme a donc décidé de ne plus recevoir de visiteurs médicaux.
"Au début je n’osais pas dire non, raconte-t-elle dans un passage de son livre. (…) Et puis un jour, j’ai pris assez d’assurance pour oser dire non. (…) C’était complètement inhabituel dans un milieu où c’est tellement banal. J’étais devenue : "l’interne qui ne reçoit pas les labos". Elle tente aussi de s’informer autrement et notamment sur Internet où elle a rejoint une communauté de "gens comme elle". "C’est une sorte de noyau dur de gens qui partagent mon avis. Ça me rassure. Et j’ai l’impression qu’il y a une sorte de nouvelle génération de médecins beaucoup plus sensibilisés à cette question de la transparence de l’info."
Deux pratiques de la médecine générale, deux batailles menées de front, et un même amour du métier.
source : egora.fr

Week-end de formation - par amgpa le 10/01/2012 @ 23:01
à l'amphi Ibn Nafis, à la Faculté de Médecine-Casa.
Au programme:
Samedi:
16h30':
Animé par Pr KSIYER
- Staff écho-clinique avec discussion interactive de cas sur support vidéo
Animé par Pr KSIYER ;Dr MEKOUAR et Dr ACHIBET
Dimanche:
08h30': Accueil des participants
08h45': Syndrome d'hpertstimulation ovarienne, ponction ovarienne: technique filmée : Dr Omar MEKOUAR
11h15': Le Généraliste face a la depression: Diagnosticet prise en charge : Dr ACHIBET ABDELLATIF
11h45': Pause-café.
12h15': LES INFECTION UTERO-ANNEXIELLES: Dr Omar MEKOUAR
13h30': CAS CLINIQUES EN HEMATOLOGIE : Dr BENNANI ABDELJALIL
14h30': DEJEUNER

à l'amphi Ibn Nafis, à la Faculté de Médecine-Casa.
Au programme:
Samedi:
16h30':
Animé par Pr KSIYER
- Staff écho-clinique avec discussion interactive de cas sur support vidéo
Animé par Pr KSIYER ;Dr MEKOUAR et Dr ACHIBET
Dimanche:
08h30': Accueil des participants
08h45': Syndrome d'hpertstimulation ovarienne, ponction ovarienne: technique filmée : Dr Omar MEKOUAR
11h15': Le Généraliste face a la depression: Diagnosticet prise en charge : Dr ACHIBET ABDELLATIF
11h45': Pause-café.
12h15': LES INFECTION UTERO-ANNEXIELLES: Dr Omar MEKOUAR
13h30': CAS CLINIQUES EN HEMATOLOGIE : Dr BENNANI ABDELJALIL
14h30': DEJEUNER


Dr EL OTHMANI SAAD - par amgpa le 05/01/2012 @ 09:29
Un médecin dans le corps diplomatique nous fait plaisir et honore tous les médecins marocains .
Le fils de la ville d'INEZGANE , l'ancien élève du fameux lycée Abdella ibn Yassine , Dr El Othmani est le représentant de notre région dans la diplomatie marocaine ; de ce fait il nous honore tous , et nous lui souhaitons plein succès et réussite dans son nouveau métier qu'il mérite amplement.
Que Dieu vous garde et vous procure réussite et bon courage.
Qui est le Dr Saad El Othmani?
Saad-Eddine El Othmani, que S.M. le Roi Mohammed VI a nommé, mardi, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération est né le 16 janvier 1956 à Inezgane. Baccalauréat en poche en 1976, il obtient son diplôme en médecine de la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca (1986), un diplôme en psychiatrie du CHU de Casablanca (1994) et un DES en études islamiques à la Faculté des lettres de Rabat (1999). Vice-président de la Chambre des représentants (2010/2011), président du Conseil national du Parti Justice et Développement en 2008, membre du Congrès général des partis arabes et membre de la Commission des affaires étrangères et de la défense nationale à la Chambre des représentants (2001/2002), il a été élu député aux législatives de novembre dernier. Membre du Conseil de la choura maghrébine depuis 2002 et directeur du bureau du MPDC (1998/1999), il est membre actif de plusieurs organisations, dont l'Association des oulémas de Dar Al Hadith Al Hassinya, depuis 1989, et membre des bureaux exécutifs du Mouvement réforme et renouveau (1991/1996) et du Mouvement unicité et réforme (1996/2003). Il compte à son actif plusieurs articles et contributions scientifiques qu'il a publiés, notamment sur les colonnes de la revue «Al Forkane», des journaux «Arraya» et «Attajdid», ainsi que sur le site «Islamonline». M. El Othmani est marié et père de trois enfants.
Un médecin dans le corps diplomatique nous fait plaisir et honore tous les médecins marocains .
Le fils de la ville d'INEZGANE , l'ancien élève du fameux lycée Abdella ibn Yassine , Dr El Othmani est le représentant de notre région dans la diplomatie marocaine ; de ce fait il nous honore tous , et nous lui souhaitons plein succès et réussite dans son nouveau métier qu'il mérite amplement.
Que Dieu vous garde et vous procure réussite et bon courage.
Qui est le Dr Saad El Othmani?
Saad-Eddine El Othmani, que S.M. le Roi Mohammed VI a nommé, mardi, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération est né le 16 janvier 1956 à Inezgane. Baccalauréat en poche en 1976, il obtient son diplôme en médecine de la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca (1986), un diplôme en psychiatrie du CHU de Casablanca (1994) et un DES en études islamiques à la Faculté des lettres de Rabat (1999). Vice-président de la Chambre des représentants (2010/2011), président du Conseil national du Parti Justice et Développement en 2008, membre du Congrès général des partis arabes et membre de la Commission des affaires étrangères et de la défense nationale à la Chambre des représentants (2001/2002), il a été élu député aux législatives de novembre dernier. Membre du Conseil de la choura maghrébine depuis 2002 et directeur du bureau du MPDC (1998/1999), il est membre actif de plusieurs organisations, dont l'Association des oulémas de Dar Al Hadith Al Hassinya, depuis 1989, et membre des bureaux exécutifs du Mouvement réforme et renouveau (1991/1996) et du Mouvement unicité et réforme (1996/2003). Il compte à son actif plusieurs articles et contributions scientifiques qu'il a publiés, notamment sur les colonnes de la revue «Al Forkane», des journaux «Arraya» et «Attajdid», ainsi que sur le site «Islamonline». M. El Othmani est marié et père de trois enfants.

Nouveau ministre de la santé - par amgpa le 05/01/2012 @ 09:18
Notre nouveau ministre
Toute nos félicitations à notre confrère Monsieur le Professeur El Ouardi El Hossein , qui vient d’être nommé nouveau ministre de la santé .
Nos espoirs sont immenses et nos attentes sont grandes, et je pense que cela est possible avec une personne du domaine qui connait mieux que d’autres les particularités et les spécificités de ce ministère qui est parmi les plus importants à remanier et à développer. Je sais qu’il n y a pas que les médecins qui ont des attentes et espoirs à se concrétiser, mais il y a aussi tout le personnel de la santé que ce soit para médical, administratifs ou autres ; il y a aussi la population marocaine et surtout les citoyens modestes et moyens qui attendent des résultats palpables afin de répondre à leurs attentes dans ce domaine.
La santé, le travail, l’enseignement : sont les 3 sujets qui préoccupent le citoyen marocain, et demande et espère des changements et des résultats imminents.
En étant du domaine de la santé, et exerçant dans le domaine de la médecine générale, nos espérons que le nouveau ministre écoute nos doléances et redonne à notre spécialité sa valeur et sa vrais place dans le système de soins. Si le médecin généraliste est le maillon faible dans la chaine des soins dans notre pays, nous demandons et nous exigeons qu’il redevienne le maillon fort et la base de système de soins.
Nous souhaitons donc plein succès au nouveau ministre, et nous espérons qu’il ouvre ses portes à tous les acteurs de la santé pour participer à la réalisation de décisions collectives qui répondront aux attentes de chacun d’entre nous tous.
Qui est donc notre noeuveau ministre ? Découvrons le donc :
El Hossein El Ouardi, ministre de la Santé
EL Hossein El Ouardi, que S.M. le Roi Mohammed VI a nommé, mardi, ministre de la Santé, est né le 22 septembre 1954. Membre du bureau politique et coordinateur national du secteur de la santé au sein du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), M. El Ouardi est depuis mai 2005 doyen de la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca et professeur de l'enseignement supérieur dans ladite Faculté. Spécialiste en anesthésie-réanimation et en médecine d'urgence et de catastrophe, il est également chef du service d'accueil des urgences au Centre hospitalier universitaire Ibn Rochd et président du Comité de pilotage des urgences à la wilaya du Grand Casablanca. M. El Ouardi est aussi secrétaire général de la Société marocaine de médecine d'urgence et de catastrophe et président depuis 2000 de la commission nationale des équivalences de diplômes en sciences de la santé au ministère de l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique. Directeur de formation en médecine d'urgence et de catastrophe, il est aussi expert de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en médecine d'urgence et de catastrophe depuis 1998 et membre de la société française de médecine d'urgence ainsi que de la société française d'anesthésie réanimation et de la société marocaine d'anesthésie réanimation. Il est également membre de la commission nationale de préparation des projets de loi, notamment sur «L'éthique médicale» et membre actif de la Conférence internationale des Doyens des Facultés de Médecine d'Expression française (CIDMEF). De même qu'il est membre actif de l'Union marocaine du travail (UMT). Président de la Conférence maghrébine des doyens des facultés de médecine, M. El Ouardi est l'auteur de plusieurs publications et travaux de recherches sur «L'enseignement de la médecine d'urgence au Maroc : état des lieux et perspectives d'avenir», «La médecine de catastrophe au Maroc à partir de l'exemple de Casablanca», «La sécurité routière au Maroc», et «Protocoles de prise en charge des urgences au Maroc», ouvrage présenté en 2009 à S.M. le Roi Mohammed VI. M. El Hossein El Ouardi est marié et père d'un enfant.
Dr Lahoucine BOUTAAM
AMGPA AGADIR
Notre nouveau ministre


