AMGPA
Spécial
new.gif
1ères Journées

de Médecine Générale

Agadir 19-20 Mars 2010

affiche_journees_medecine20.jpg
Activités

fermer Locales

fermer Nationales

fermer Internationales

Presse / Radio
Audio / Video
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
42 Abonnés
Actualités syndicales - Charlatanisme et automédication
« Le charlatanisme médical et l’automédication tuent »

La Gazette du Maroc : On dit souvent que « la santé tue au Maroc » ou bien « l’hôpital, ce grand malade », pour en traduire les déficits structurels fonctionnels en la matière ? Quel est votre point de vue sur cette problématique ?
Dr. Naciri Bennani Mohamed : Ce qui tue au Maroc, c’est l’handicap à l’accès aux soins médicaux, qui est d’ordre financier vu le pouvoir d’achat très faible pour un grand nombre de nos concitoyens et le manque de couverture des dépenses de soins de santé pour presque 70% de la population marocaine. Ce qui tue aussi, c’est le charlatanisme et l’automédication qui font perdre des chances de guérison pour des malades qui arrivent chez le médecin ou à l’hôpital, en stade très avancé de la maladie. Les exemples sont très nombreux et dramatiques, c’est la raison pour laquelle je considère que c’est un crime de faire perdre une chance de guérison à un patient, et c’est pour cela qu’il faut arrêter la vente de médicaments sans prescription médicale, et aussi mettre fin au charlatanisme, et surtout celui qui commence à se pratiquer dans notre pays au nom de la pratique médicale, comme ce qu’on appelle « HIJAMA » par exemple.

La Gazette du Maroc : On reproche souvent aux médecins du secteur privé de corser les ordonnances de médicaments et d’entretenir des relations « commerciales » avec les pharmacies ?
Quelle est votre version des choses ?
Dr. Naciri Bennani Mohamed : La politique autour du médicament générique et sur la prescription médicale a été utilisée pour essayer de compromettre l’indépendance de la pratique médicale et pour essayer de faire porter le chapeau au médecin, qui est seul responsable et garant du diagnostic et des soins de son malade, le but est de camoufler l’incompétence de ceux qui ne savent parler de couverture médicale ou de convention avec les prestataires de soins qu’en termes de maîtrise des dépenses sur des critères exclusivement comptables, et ne veulent pas comprendre que la meilleure optimisation des dépenses doit être recherchée dans d’autres domaines, tels que la promotion de la médecine préventive et la médecine ambulatoire. Il n’est pas possible de traiter le secteur de la santé comme d’autres secteurs de la société. Il existe dans ce domaine deux dimensions spécifiques primordiales : la dimension éthique et la dimension humaine, et il est impératif d’en tenir compte. En ce qui concerne les médicaments, nous ne sommes pas opposés au développement des génériques, mais il faut que les médicaments génériques présentent les garanties pharmaco-dynamiques nécessaires, et c’est la raison pour laquelle nous avons demandé qu’il soit exigé une étude de bioéquivalence avant de donner l’autorisation de mise sur le marché marocain d’un médicament Générique. Je saisis cette occasion pour saluer la décision Madame la ministre de la Santé de rendre obligatoire cette étude de bioéquivalence avant de donner l’autorisation au laboratoire fabriquant de mettre sur le marché marocain un médicament générique.

La Gazette du Maroc : Qu’en est-il de la polémique qui avait suivi la politique tarifaire décidée par l’ANAM (Agence nationale d’assurance maladie) et la grille des prix ? Les prix des consultations sont ils respectés par vos confrères ?
Dr. Naciri Bennani Mohamed : Le médecin marocain se trouve confronté à l’exercice illégal et informel de la médecine sous toutes les formes, de la concurrence déloyale, sans compter les impôts et des crédits très lourds contractés au dessus de sa capacité de remboursement, ainsi qu’une pression fiscale pesante et démesurée. Et malgré ces contraintes, il n’a pas augmenté le tarif de la consultation depuis plus de 15 ans, contrairement aux charges qui ne cessent de croître. Je rappelle aussi que nous avons signé avec les gestionnaires de l’AMO une Convention Nationale le 28 juillet 2006, un 1er avenant en janvier 2007 et un 2ème avenant en janvier 2008, dans le but de participer à la construction d’un système conventionnel garantissant à tous les assurés sociaux l’accès à des soins de qualité dans le respect du libre choix du malade et de la liberté de prescription du médecin. Et le 13 avril 2007 nous avons présenté une proposition de révision tarifaire pour se conformer avec la nomenclature des actes professionnels NGAP publiée au BO du 27 janvier 2006. Malheureusement, cela n’a pas plu à l’ANAM qui n’a pas accepté d’inscrire notre proposition à l’ordre du jour des réunions de la commission de suivi, en plus elle a violé les articles 20 t 21 de la convention signée en juillet 2006, ce qui a entravé le bon fonctionnement de la commission de suivie de la convention nationale. Il faut aussi rappeler que jusqu’à ce jour la CNOPS n’applique que la tarification nationale de référence, et rembourse sur la base d’une tarification qu’elle appelle tarification de responsabilité et de ce fait, la consultation chez un médecin généraliste est remboursée sur la base de 40 DH au lieu de 80 DH, et la consultation chez le médecin spécialiste est remboursée sur la base de 60 DH au lieu de 150 DH. Notre objectif est la maîtrise de l’évolution des dépenses par le « bon usage des soins », mais la maîtrise, au profit des malades, d’une médecine de qualité au meilleur coût.


Syndicat national des médecins du secteur libéral : POUR UNE PRATIQUE CITOYENNE ET SOCIALE
C’est le mois de janvier 2008, au cours duquel s’était tenu le Congrès national accueillant 213 congressistes élus dans 20 régions, à raison d’un congressiste pour 20 adhérents, autour du thème « 50 années pour une pratique médicale libérale et sociale » que fut célèbre le cinquantenaire de la création du SNMSL, le 1er Syndicat Professionnel des Médecins du Secteur Privé du Maroc dont le Président fondateur est feu Dr TAZI Abderrahmane. Revendication centrale de la corporation scientifique : militer pour la révision du dahir du 7 juin 1949 organisant l’Ordre des Médecins.
Promouvoir la pratique citoyenne et sociale due à la profession médicale a été une dominante des débats au congrès. Le SNMSL est un syndicat professionnel, regroupant les médecins spécialistes et les médecins généralistes exerçant dans le secteur privé au Maroc. Sa vocation consiste à préserver et à renforcer l’unité syndicale au sein des médecins du secteur libéral au Maroc. Le syndicat vise également la défense des intérêts professionnels, matériels, moraux et sociaux des médecins du secteur libéral, à titre individuel et collectif. Il est habilité de ce fait à intervenir auprès des pouvoirs publics ou judiciaires et des différents acteurs intervenant dans le domaine de la santé au Maroc, pour défendre les intérêts des médecins du secteur libéral et promouvoir la médecine libérale au Maroc.

La Gazette du Maroc
n° 612 du 20 au 26 Février

Date de création : 17/03/2009 @ 06:07
Dernière modification : 01/04/2009 @ 12:31
Catégorie : Actualités syndicales
Page lue 565 fois


Prévisualiser Prévisualiser     Imprimer l'article Imprimer l'article

 
Réactions à cet article


Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !


 
Services
Articles

fermer Actualités syndicales

fermer Divers

fermer Médecine Générale

Sondage
Pour votre Formation Médicale Continue ; que preferiez vous plus:
 
tables rondes
ateliers pratiques
formations diplomantes ex : diabéto , échographie , medeine du travail...
revues médicales
internet medical
ca m'interesse pas
Résultats
Actualités
Recherche




Haut